À Ushuaia je crois... Ushuaia, et " bienvenido al fin del mundo!" comme indique les panneaux à l'arrivée...enfin la fin du monde...énorme publicité qu'en font fièrement les Argentins, en espérant que les touristes ne regarderont pas une carte, et en oubliant que les Chiliens finiront un jour par se rebeller! Parce que la ville de la fin du monde, elle n'est pas en Argentine, mais au Chli, sur l'île Navarino, juste en face d'Ushuaia, de l'autre côté du canal de Beagle.Sur l'île Navarino, je suis aller à Puerto Williams (il y a des villages encore plus au sud de l'île), à peine plus de 2000 habitants, des pêcheurs, des marins, des militaires, des castors(qui font des ravages..), et surtout, pas de boutiques de luxe, pas d'énormes paquebots qui reviennent de l'Antarctique avec les riches japonais et américains, une vraie petite ville tranquille du bout du monde! Et de belles ballades à faire, pour profiter de l'été... ils disent que c'est l'été là bas...ah bon? et c'est comment en hiver? parce que là l'été, en polaire, coupe-vent, avec gants et bonnets, vent frais, chutes de neiges à partir de 600m d'altitude, je veux bien...mais c'est pas vraiment l'été! Encore que, l'été dernier en France...Bref, je n'ose même pas imaginer la rudesse de l'hiver ici! Après une journée de balade, et une soirée au coin du feu à déguster un bon saumon chilien, embarquemant 7h30 le lendemain sur un "ferry"(je ne sais pas trop comment appeler ça en fait...voir photo dans la rubrique Canal de Beagle Détroit de Magellan) pour Punta Arenas. Des ferrys entre Puerto Williams et Punta Arenas, il y en a un par semaine, et encore, il ne prennent pas tout le tmps des passagers, quand ils transportent du gaz par exemple. Et c'est donc parti our 2 jours et une nuit de nagigation à petit rythme (ça, ça veut dire qu'on a vraiment le temps de voir défiler le paysage, et de prendre des photos, si es doigts n'ont pas gelés avant!) dans le canal de Beage et le détroit de Magellan, avec à peine 20 passagers à bord, 4 chanceux qui ont réussi à avoir une cabine, et les autres dont moi, dans une pièce qui ressemble à l'intérieur d'un bus, mais en plus étroit, et tout l'équipage, plus quelques chauffeurs de camions, une ou deux familles qui restent dans leurs voitures, sur le pont...L'après-midi, petite pause dans un port au milieu de nulle part, pour déposer quelques colis à des militaires, dans une baie qui paraît paradisiaque(soleil, eau turquoise, montagnes enneigées en arrière plan), mais pour rien au monde je ne m'y baignerai! Polaires(oui avec un s, parce sans, c'est pas suffisant!), gants et bonnet sont de rigueur ici pour pointez le bout de son nez sur le pont! Jusqu'à ce que le froid ait raison de nous et nous fassent rentrer bien au chaud dans notre petite pièce! Un peu plus tard dans l'après midi, on arrive dans la zone des glaciers. Je n'en avais jamais vu avant, incroyable spectacle! On dirait des coulées de lave blanche, qui auraient été surpises par la douceur l'été (vous avez compris a blague j'espère...). Devant un tel spectacle, mon bout du nez a réussi à résister plusieurs heures! Difficile d'exprimer ce que j'ai ressenti devant ces paysages grandioses, ayant à peine réalisé que j'étais vraiment au bout du monde(c'est seulement en regardant les cartes qu'on se rendait compte d'être tellement au sud!)...et je dois dire que je ne suis pas très douée pour la description de paysages, je préfère vous laisser regarder les photos! Comme compagnons de voyages, nous avons eu aussi quelques dauphins, très joueurs mais pas très fans des pauses photos, des albatros, qui nous suivaient à la trace, battant à peine de leurs longues ailes, et avec une élégance! Sinon, as âme qui vivent sur ses terres austraes...et drent qu'il y a quelquescentaines d'années, les Indiens y vivaient nus, avec le même climat! Des surhommes... Autre moment magique de ce voyage, le lever du soleil entre 4 et 5 heures du matin, entre le canal de Beagle et le Détroit de Magellan. La mer est calme, il n'y a plus de glaciers, les montagnes sont moins imposantes, pas de vent qui pique les yeux et le bout du nez,et les couleurs du ciel et des reflets sur eau... et l'impression de vivre un moment exceptionnel dans un endroit exceptionnel! Arrivée à Punta Arenas, après 2 jours d'un voyage ncroyable! Retour à la terre ferme, et à la ville, belle et moderne, je ne m'attendais pas à ça en arrivant à Punta Arenas! Petite pause d'un jour avant le de rejoindre Puerto Natales, capital chilienne des randonneurs (randonneurs venus du monde entier, mais très peu de chiliens, qui sont fainéants, ce n'est pas moi qui le dit, c'est eux...), et son splendide parc nacional Torres del Paine. Début de 'expédition, trouver des compagnons de route! Je rencontre Claire, une hollandaise, avec qui on partage a location de la tente et du matériel, et Rodrigo, un espagnol qui n'a quasiment jamais fait de rando de plusieurs jours et qui n'a jamais monté une tente, ça promet! Nous voilà partis pour 5 jours dans le Torres del Paine, pour faire le fameux "W"(nom du à la forme du circuit), comme d'autres milliers de touristes le font chaque année (et ils ont bien raison!). La première demi journée, quelques bonnes bourrasques de vent nous font presque perdrent l'équilibre et nous rafraichissent (voire nous congèlent) bien! Mais arrivés au Glaciar Grey, le vent est tombé, le soleil est apparu, nous permettant de profiter de la beauté de cet immense glacier, qui nous fait nous sentir vraiment tout petits sur cette terre(si vous avez de bons yeux, sur une des photos, il y a une personne à côté du glacier)! En rejoignant la "Valle Frances", on longe des lacs, dans lesquels se reflètent les montagnes, on observe les glaciers en hauteur, et on se dép`che parce qu'on entend le tonnerre, et qu'on aimerait bien monter notre petit campement avant le déluge! Jusqu'à ce qu'on se rende compte que ce n'est pas un orage qui pointe, mais les glaciers qui craquent et font un bruit impressionnant! On essaie de voir si des blocs de glace tombent, mais rien, beaucoup de bruit, mais impossible de voir quoi que ce soit!
La suite vite...désolée... |